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| LES SORCIERES |
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| Sommaire des articles de cette rubrique |
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| Les sorcières de salem (le 29/10/2006 à 18h03) |
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Les sorcières de Salem 
L'Europe a eu ses sorcières. Les États-Unis aussi. Connais-tu l'histoire des sorcières de Salem?
Nous sommes en 1692, à Salem, petite colonie rurale des États-Unis. Le pasteur Samuel Parris ramène chez lui une esclave nommée Tituba. Tituba connaît l'obeah, un culte magique des Antilles. Elle en parle aux enfants et aux domestiques des villageois.
Bientôt, des jeunes filles tombent malades. Elles entrent en transe: elles s'énervent et se roulent par terre. "La main du Diable est sur elles", dit le médecin.
Samuel Parris découvre les activités de Tituba. Aussitôt, elle est arrêtée avec deux autres femmes. Devant le tribunal, les jeunes filles accusent ces femmes. Elles disent que le double de l'une ou l'autre des femmes les mord et les pince!
C'est le début d'une chasse aux sorcières qui durera un an. De nombreuses autres femmes sont accusées. Pour prouver qu'il s'agit bel et bien de sorcières, les jeunes filles simulent des crises durant les procès.
En juin, elles ont accusé plus de 100 personnes. Elles exagèrent de plus en plus. Certaines accusent leurs parents, des juges et même l'épouse du gouverneur! Celui-ci, à son retour d'un voyage au Canada, apprend enfin ce qui s'est passé. Il met un terme aux activités du tribunal et accorde une amnistie aux derniers accusés. En un an, 200 "sorcières" ont été arrêtées et 20 ont été exécutées.
Une pièce de théâtre célèbre a été écrite sur cette histoire. Il s'agit des Sorcières de Salem, de Arthur Miller.

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| LES 3 SOEURS SORCIERES (le 07/09/2005 à 00h11) |
| Trois soeurs sorcieres (le 29/11/2004 à 00h02) |
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-Reportage Nous nous sommes rendus à la très célèbre "Grotte aux Sorcières", située en Pays-Basque espagnol, à Zugarramurdi, après Ainhoa et à hauteur de la frontière franco-espagnole. Nous y avons rencontré les sœurs Troizixe, sorcières de leur état, qui, après quelques réticences, ont bien voulu répondre aux interrogations de l'équipe de Meilleur du Chef. C'est entre deux chaudrons bouillonnants dans lesquels s'ébrouaient quelques crapauds baveux, que la plus âgée des trois sœurs, assise sur son balai, daigna nous répondre après avoir éloigné d'un geste, quelque chauve-souris importune.

• Meilleur du Chef : D'où vient la tradition de fêter l'Halloween?
• La sorcière: Halloween tire son origine d'une expression anglaise : "All Hallows Eve" qui signifie la veille de la fête des Saints (c'est pourquoi elle est fêtée, dans la tradition catholique, la veille de la Toussaint).
• Meilleur du Chef: Pourquoi fêter Halloween le 31 octobre?
• La sorcière: La fête de l'Halloween est d'origine Celte (ancêtres des irlandais et des gaulois). Le 31 octobre était la veille du nouvel an, le Samain, qui annonce la fin et le début de l'année celtique. La légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Une des croyances associées à cette fête, est de laisser de la nourriture aux portes des villages et de l'offrir aux fantômes afin d'apaiser leurs esprits. Cette tradition exportée aux USA en 1840 par les Irlandais se transforma en une fête pour les enfants. Déguisés en fantômes, ils allaient demander des bonbons de porte en porte, et gare à celui qui n'en avait pas! ils pouvaient recevoir un sort ("Trick or Treat").
• Meilleur du Chef: Pourquoi des bonbons?
• La sorcière: À l'origine, c'était des gâteaux secs aux raisins. S'ils en recevaient beaucoup, ils promettaient beaucoup de prières pour les âmes des parents défunts du donneur. On croyait que les âmes des défunts restaient encore un moment dans leur corps et que des prières, même par des étrangers, pourraient garantir le passage de l'âme vers le Ciel.
• Meilleur du Chef: Pourquoi cette coutume de mettre une citrouille à notre porte ou fenêtre?
• La sorcière: L'utilisation de la citrouille pour l'Halloween provient d'une légende irlandaise qui raconte que Jack ne peut pas entrer au paradis, car il est avare. Lorsque Jack mourut, il fut chassé du Paradis par transgression, et de l'Enfer à cause de ses farces faites au diable. Jack, en désespoir de cause, quémanda au diable un charbon ardent afin d'éclairer son chemin dans le noir. Jack le mit dans un navet creusé, et comme le dit l'histoire, fut condamné à marcher avec sa lanterne jusqu'au Jour du Jugement. Le lampion-citrouille était né... Jack O'Lantern aussi, et la légende a fait le reste.
• Meilleur du Chef: Quel est le symbolisme de la citrouille éclairée?
• La sorcière: Cette tradition rappelle la peur que vous, les mortels, avez tous eue (et que vous avez peut-être encore) des monstres de la nuit, des fantômes et revenants.
• Meilleur du Chef : Pouvez-vous nous parler de votre grotte aux sorcières?
• La sorcière : La première nuit de l'été (21 juin), on célèbre les sorcières dans la grotte de Zugarramurdi, parce que le tribunal de l'inquisition, les 7 et 8 novembre 1610, a jugé plus de 300 personnes et en a condamné 33 à être brûlées vives. À Logroño (Espagne), 53 habitants du village furent accusés entre autres choses, de nécrophagie et de vampirisme. En fait, on reprochait aux habitants du village de refuser d'acquitter l'impôt que prélevait le monastère d'Urdax!
• Meilleur du Chef: Une dernière question: il semble que vous ayez, dans votre grotte, une tradition culinaire qui subsiste, quelle est-elle?
• La sorcière: Ces nouvelles questions valent bien une nouvelle recette, n'est ce pas Chef ? Découvrant l'Amérique, les marins Basques apprirent des indiens un mode de cuisson différent du traditionnel "méchoui". Au lieu de cuire l'animal horizontalement au-dessus d'un feu, on embroche le gigot sur un pieu planté verticalement dans le sol. On évite ainsi les retombées de graisses qui brûlent et remontent en épaisse fumée. Tous les ans, le 18 août, dans les grottes aux sorcières (akelarre) à Zugaramurdi, on prépare le zikiro pour un nombreux public. Du vin est mis à rafraîchir dans le ruisseau qui traverse la grotte. Dans la première caverne, on incendie des troncs d'arbres entiers devant lesquels sont plantés les gigots. Des "commis" parcourent ces alignements pour tourner les bâtons. Chaque visiteur, pour son écot, a droit de manger et boire à satiété. C'est l'occasion d'une gigantesque fête.

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| VOICI QUE PEUT PROVOQUER CETTE JOLIE FLEUR DE SORCIERE (le 05/02/2005 à 05h50) |
-vous vous rappelez de cette jolie fleur de sorcière ______________________________________________ (après avoir trouvez cette article je voulais en savoir plus ca m'intriguais et cette fleur en plus vous contaterez a plusieurs noms et peut être dangereuse) Nul n'a besoin d'absorber des psychotropes pour faire la fête, délirer, entrer en transe sur la musique, planer, faire des expériences mystiques, aimer les autres, communiquer ou avoir envie de partager, appartenir à un groupe, ou pour garder le sourire... Cette page vise à informer le plus objectivement possible des effets de la datura. Son objectif est de prévenir l'usage, mais également de responsabiliser les usagers dans le but de prévenir les accidents (limiter les risques). En aucun cas elle n'a été conçue pour inciter à la consommation. Que dit la loi ? ------------------- La datura est considérée comme une plante toxique. En France, l'acquisition, la possession, l'usage, la production, le transport, la cession (même à titre gratuit) et la vente de stupéfiants sont prohibés par le Code de la Santé Publique et le Code Pénal. La datura, c'est quoi ? --------------------------------- - La datura est une substance hallucinogène naturelle. C'est une plante que l'on trouve sur tous les continents, sous des climats tempérés ou tropicaux. C'est une jolie plante, aussi appelée "Jimson weed", "herbe du diable", "pomme poison", "pomme folle", "trompette de la mort". On peut la reconnaître en été et en automne à ses longues fleurs mauves ou blanches facilement identifiables. - Elle produit aussi un nombre important de graines qui contiennent le plus de principe actif (l’atropine, l’hyoscyamine et la scopolamine) mais tout le reste de la plante est toxique. Il y a donc de nombreux moyens de la prendre : on peut fumer les feuilles (c'est la méthode la moins risquée), faire un thé avec des graines et des feuilles ou manger les graines. La datura a été largement utilisée et depuis fort longtemps dans les pratiques chamaniques, la sorcellerie (on pense que la sorcière sur son balai est unereprésentation du trip causé par la datura) et la quête de vision en europe, en asie, et parmis les tribus amérindiennes. Elle était consommée de plusieurs façons, en onguent enduit sur le corps pour les sorcières, fumée ou en décoction chez les amérindiens. On suppose aussi que la lycanthropie, croyance selon laquelle un humain peut se transformer en loup (le loup-garou) viendrait de l'impression induite par la datura de se transformer en animal. Ca fait quoi ? ---------------------- Plante hallucinogène très puissante, elle peut provoquer des sensations de rêve éveillé avec d'importantes hallucinations de différentes sortes. On peut supposer que la teneur des visions relève aussi de la culture de la personne qui en consomme. Attention donc, si tu n'es déjà pas en forme, le rêve éveillé peut devenir cauchemar éveillé avec des hallucinations insupportables. Ses effets sont si puissants qu'à haute dose, la personne peut avoir l'impression que ses hallucinations sont réelles et ne plus savoir si elle est éveillée, endormie, dans le réel ou pas. Il y a tout d'abord les hallucinations auditives avec l'impression que des personnes ou des objets te parlent; ceux-là peuvent être présents, ou pas. Il y a ensuite les hallucinations visuelles très variées. Elles dépendent de beaucoup de facteurs mais on note en général des confusions au niveau des couleurs (le bleu paraît vert etc...), des visions d'animaux, de personnes ou d'objets absents, l'impression que des objets inanimés le deviennent (les murs parlent, les objets se déplacent sur leurs petites jambes etc...). Il existe aussi des hallucinations au niveau des sensations avec l'impression de voler, de ne pas ressentir la douleur, de devenir un animal etc... Enfin, les effets de la datura se traduisent par un état important de confusion qui peut rendre la personne incapable de faire quoi que ce soi (certains rapportent s'être regardé par la fenêtre pour avoir ensuite jeté quelque chose par le miroir, avoir parlé à celui qui est dans le miroir et s'être énervé quand il s'est aperçu qu'il répétait les mêmes gestes etc...). Les quelques indications sur la durée des effets parlent de 12 à 48 heures avec des remontées pendant une semaine. Il n'y aurait pas à proprement parler de descente mais les effets s'estomperaient petit à petit. Le trip à la datura laisse apparemment peu de souvenirs mais parfois des séquelles. C'est quoi les risques ? ------------------------------ Les effets de la datura sont très puissants et la consommation de cette plante peut entraîner de nombreux troubles. Sans vouloir faire flipper, rappelons que cette plante était surtout consommée lors de certaines situations rituelles et très préparées. On peut supposer que cette longue préparation servait aussi à éviter les accidents. Le trip à la datura peut être long et sa durée est difficile à prévoir. Il est donc prudent d'avoir au moins une semaine devant soi, d'être avec un ami qui n'a rien pris et qui puisse veiller sur toi et notamment te faire boire. La consommation de datura est donc à éviter si tu as déjà des problèmes physiques (taux faible en sucre ou sodium par exemple) et différentes prises doivent être très espacées (15 jours minimum). L'un des risques est, comme pour tous les hallucinogènes, le bad trip. Comparativement à d'autres produits, le trip à la datura est très puissant et donc plus difficile à gérer si tu n'as pas l'habitude de ce genre d'expérience. Si tu es avec un pote bad tripé à la datura, soit encore plus vigilant que s'il avait pris un autre produit parce qu'il peut vraiment être loin. Attention aussi aux hallucinations causées par la datura. En effet, il y a un nombre important d'accidents dû aux actes inconsidérés provoqués par ses effets : impression de pouvoir voler car on est un aigle, marcher sur l'eau car on est un canard etc...Pour ces raisons la, il est conseillé de consommer de la datura dans des endroits surs, loin des piscines, balcons, routes, mers, etc...La présence d'un ami qui n'a rien pris et qui puisse gérer tout ça peut s'averer indispensable. Il y a un risque important d'overdose à la datura. En effet, la marge entre une dose qui fait un effet et celle qui risque de provoquer un accident est très faible. La méthode de consommation la moins risquée est de la fumer, viennent ensuite les infusions et recettes de cuisine diverses . Ces deux dernières sont beaucoup plus dangereuses et représentent un grand risque de dépression respiratoire puis d'arrêt cardiaque (overdose). Les différents principes actifs contenus dans la plante vont bloquer l'action de certains neurotransmetteurs (acétylcholine) qui freinent les systèmes adrénaline et noradrénaline. En bref et en plus simple, cela se traduit par une augmentation de la pression artérielle, du rythme cardiaque, des convulsions etc... L'usage de cette plante est donc fortement déconseillé à tous ceux qui ont déjà eu des problèmes cardiaques ou de ce type là. La scopolamine contenue dans la datura engendre aussi une importante dilatation de la pupille : il est donc conseillé d'éviter de conduire suite à une prise de datura et de porter des lunettes de soleil pendant au moins une semaine. Les effets de la datura sur les pupilles s'observent jusqu'à trois semaines après une prise. Pour ces raisons, l'usage de datura est aussi à éviter si tu as des problèmes de fragilité oculaire (glaucome, décollement de rétine, très forte myopie,...). Il est absolument déconseillé de prendre une autre drogue ou un autre médicament avec la datura. Si cela est vrai pour toutes les drogues, cela prend ici une importance vitale. Même le tabac et l'aspirine sont à proscrire. Rappelons que son usage traditionnel était précédé d'une longue période de purification et de jeûne. Si tu es obligé d'amener un ami à l'hôpital suite à une prise de datura, prévient rapidement l'équipe soignante car cela influe beaucoup sur les soins à donner. ----------------------------------------------------------------------- Phytothérapie ( http://www.hippocratus.com ) Constituants : Alcaloïdes tropaniques dont atropine hyoscyamine et scopolamine Propriétés : - Aphrodisiaque et hallucinogène à faible dose, autrefois employée pour soigner la folie - Peut induire un sommeil profond de longue durée semblable à la mort, à dose toxique elle provoque une insensibilité totale et une mort presque indolore. La scopolamine est moins toxique que l'atropine et plus lipophile, de ce fait elle passe plus facilement la barrière hémato-encéphalique Applications : La scopolamine est utilisé sous forme de médicament transdermique à placer derrière l'oreille pour la prévention des maux de voyage et des nausées. Risques : Graines et fruits particulièrement vénéneux, redoutable toxicité. JE N'EN PARLE PAS POUR QUE VOUS L'UTILISEZ MAIS POUR LA CONNAITRE ET POUR CEUX QUI LA CONNAISSAIENT PRENEZ GARDE CAR C'EST DANGEREUX. |
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| LA SORCIERE : MYTHOLOGIE (le 15/01/2005 à 01h53) |
-Autrefois symbole de la femme parfaite (amour, beauté, magie, clairvoyance...), elle fût calomniée, pourchassée et exécutée pendant l'inquisition. elle devint alors l'incarnation du mal absolu (laideur, peur, haine, malheur...). Elle est perçue comme jeteuse de sorts, empoisonneuse ou avorteuse. Rejetée, elle vit en dehors des villages, dans la misère. Mystérieuse et inquiétante, elle avoue être la maîtresse du Diable.
APPARENCE
Infirme et haïe, elle ne se fait respecter que grâce à ses pouvoirs. Elle a un rire grinçant, habite une chaumière où fume un chaudron malodorant et elle se déplace sur un balai. Petite et bossue elle a de longs cheveux filasses et de petits yeux enfoncés. Elle porte une cape et un fichu noirs, un chapeau à larges bords, des mitaines et des bottines. Elle est généralement accompagnée d'un chat noir. Illustration extraite de Halloween de Patrick JEZEQUEL.
POUVOIRS
Elle tire ses pouvoirs d'antiques grimoires, et à force de concentration peut tuer de son simple regard. Pour appeler le Diable, elle trace un cercle et se place en son centre. Elle utilise Mandragore, Belladone, Jusquiamine, Ciguë, Stramoine,... Extrêmement jalouse, elle s'acharne tout particulièrement sur les belles jeunes filles
FIDELES SERVITEURS
Ses serviteurs, outre le chat noir, sont des taupes, souris, lièvres, abeilles,... Le corbeau est son espion dans les airs, l'araignée, perchée sur son oreille, lui donne des conseils et le crapaud se faufile là où elle ne peut rentrer
BALAI
Son balai lui a été remis par Satan en personne lors de son premier Sabbat. Il est généralement fait de rameau de genêts, méticuleusement enduit d'un onguent et agrémenté d'une chandelle. Pour le conduire, elle le chevauche en chantant : "Bâton blanc, Bâton noir, Mène-nous là où tu dois De par le Diable !" (Illustration extraite de Halloween de Patrick JEZEQUEL) A noter : Baba Yaga, sorcière russe qui habite dans une petite maison montée sur pattes de poules, ne voyage que sur son chaudron volant, délaissant l'inconfort des balais. Le balai nettoie tout seul la maison de la sorcière. Pour voler il faut qu'elle s'enduise d'un onguent magique avant d'enfourcher son balai, chaudron ou autre animal.
PETITES HABITUDES DE SORCIERES :
Elles entrent dans les maisons par les fenêtres et en sortent par la cheminée. Elles ne mangent de la chair humaine que très cuite et évitent le sel qui a des propriétés d'exorcisme. Elles portent des bijoux à base de peaux, d'ossements, d'yeux... tant humains qu'animaux. Elles cultivent des plantes venimeuses dans leur potager. Elles collectionnent les statuettes en terre à l'effigie des enfants qu'elles ont capturés.
COMMENT REAGIR FACE A UNE SORCIERE ?
Pour conjurer un sort, il faut immédiatement tendre le bras en direction de la sorcière en faisant le signe : majeur et anulaire repliés sous le pouce sur la paume, index et auriculaire pointés en avant. Lui faire les cornes avec les doigts. Si une sorcière vous tape l'épaule, il faut tout de suite se taper la tête. Si elle vous tape la tête, élever les mains et de l'une frapper l'autre pour rompre le charme.
LE SABBAT
Il a lieu certains mercredis et vendredis vers 22h. seules les créatures démoniaques sont sensibles à son appel. Le sabbat a généralement lieu près d'un monument mégalithique ou des ruines. Là, le Diable accueille des hôtes transformé en bouc noir. La célébration est une parodie de tous les usages sociaux et moraux. Après la messe, un immonde banquet est servi où l'on s'empiffre, on rote et on fait grand vacarme pendant que le Diable copule avec chaque sorcière. Cela dure jusqu'à l'aube. Les plus grand Sabbats ont lieu durant les nuits des 21 mars, 30 avril, 21 juin, 23 septembre, 31 octobre pour l'Halloween et 21 décembre. |
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| LES SORCIERES : HISTORIQUE (le 15/01/2005 à 01h12) |
-Les sorcières sont à la fois des êtres imaginaires connus pour leurs pouvoirs magiques leurs chaudrons et balais, illustrées dans tous les contes de fées et bon nombre de films. Mais elles sont aussi ces femmes que l'on a brûlé en Europe pendant le moyen-âge, période livrée aux guerres de religions, où les pratiques quelque peu déviantes étaient condamnées à mort... Les Sorcières :
Histoire
"A son apparition, la Sorcière n'a ni père, Ni mère, ni fils, ni époux, ni famille. C'est un monstre, un aérolithe, venu d'on ne sait où. Qui oserait, grand Dieu ! en approcher ? Où est-elle ? Aux lieux impossibles, Dans la forêt des ronces, sur la lande, Où l'épine, le chardon emmêlés, ne permettent pas le passage. La nuit, sous quelque vieux dolmen. Si l'on y trouve, elle est encore isolée par l'horreur commune ; elle a autour comme un cercle de feu. Qui le croira pourtant ? C'est une femme encore. Même cette vie terrible presse et tend don ressort de femme, l'électricité féminine. (...) Tout autre sort Satan su sein brûlant de la Sorcière, vivant, armé et tout brandi. Quelque peur que l'on ait de lui, il faut avouer que, sans lui, on fût mort de monotonie." Jules Michelet, La Sorcière Vers le milieu du XVe siècle, en Occident, on brûle des femmes. Les sorcières sont les fiancées du diable : elles vont au Sabbat, jettent des sorts, sèment maladie et mort... Pendant deux siècles des milliers d'entre elles sont traquées, dénoncées, torturées et brûlées. Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle que les bûchers s'éteignent peu à peu. Comment est née la sorcellerie ? ----------------------------------------------------- (D'un pouvoir surnaturel à une antireligion.) Les premiers procès pour sorcellerie sont apparus vers 1460 dans le comté d'Arras. A cette époque de nombreux notables et personnes respectables sont accusés de sorcellerie, après avoir été dénoncés par d'autres suspects. Cette vague d'arrestations a porté à la connaissance des citoyens de nouvelles pratiques religieuses, proches du satanisme. En effet, dans un contexte religieux troublé, les croyants délaissaient la Chrétienté pour se tourner vers d'autres formes de religions. Le terme hérétique couvrait alors toutes les formes religieuses non catholiques, y compris les Juifs ou les Fraticelles, issus de l'ordre Franciscain. Effrayés par ces nouvelles pratiques, souvent associées au Satanisme, les Chrétiens leur ont imputé tous leurs malheurs, de la peste à la famine en passant par les tempêtes... Les hérétiques étaient accusés d'adorer le Diable lors de Sabbats, Au cours de messes noires, ils crachaient sur la Croix, signe qu'ils exécraient Dieu la Vierge et la Trinité. Le mythe de la sorcellerie part de là, et les hérétiques, torturés par les inquisiteurs, finissent par avouer qu'ils sont responsables des épidémies, tempêtes, famine et autres désastres naturels. De ces aveux invraisemblables est née la légende des sorcières, qui furent pourchassées durant tout le Moyen-Age. L'idéologie d'un combat du bien (Dieu) contre le mal (Satan) s'installe et persiste même dans notre époque moderne. Vers la fin du XVe siècle apparaissent les premières théories démonologiques. L'inquisition commence... Le Canon episcopi, écrit par l'archevêque de Trèves au Xe siècle décrit les "femmes de la nuit", adoratrices de Diane, la "déesse des sorcières". C'est le premier écrit à donner aux sorcière l'image de la femme qui s'envole la nuit, à cheval sur un balai ou un animal. La bulle Summis desiderantes affectibus du Pape Innocent VIII propose une description théorique de la sorcellerie dès 1484, on la reconnaît également comme la charte de la chasse aux sorcières. Avec l'arrivée de l'imprimerie, les traités de démonologie se répandent à travers l'Europe et les inculpations se multiplient. On peut citer comme exemple Le marteau des sorcières de Henry Institoris et Jacques Sprenger paru en 1486, véritable manuel destiné aux inquisiteurs, La Démonomanie des Sorciers de Jean Bodin, 1560 ou encore Recherches Magiques de Martin Del Rio, 1599. Ces ouvrages sont écrits pour la plupart par des juges sur le terrain.
La chasse aux Sorcières
(Une impitoyable machine judiciaire.) La répression de la sorcellerie au XVe siècle a fonctionné par vagues successives, au gré des épidémies de peste dont on accusait les sorcières. Si au début de la chasse aux sorcières, seuls les tribunaux inquisitoriaux pouvaient condamner, les compétences se sont rapidement étendues aux tribunaux civils, plus sévères et cruels, laissant libre cours aux accusations les plus folles souvent basées sur des querelles de voisinage. La cruauté des tribunaux s'appuyait sur le fait que les sorcier(e)s, en plus d'être dangereux, commettaient des délits religieux en épousant la cause du diable, et ce en toute conscience. Pour éviter qu'ils se répandent, il fallait leur imposer un châtiment exemplaire, considéré comme une condamnation pédagogique... Si l'accusait avouait ses crimes, il était condamné au bûcher. Si il exprimait du remords, il avait la "chance" d'âtre pendu avant. Mais si il persistait à nier, on considérait qu'il était conseillé par le diable et les juges restaient inflexibles. En de rares cas de doute, on condamnait à l'exil. Les victimes furent nombreuses, mais on s'est rendu compte qu'elles l'étaient bien moins qu'on ne l'aurait pensé. Si le XVIIE siècle ne vécut pas à l'ombre des bûchers, le phénomène a suffisamment marqué les esprits pour largement exagérer le nombre des exécutions. Les personnes les plus suspectées de sorcellerie étaient les femmes, vieilles ou isolées, et en général pauvres. En effet, jusqu'au XVIIe siècle, la femme faisait peur. Les médecins en connaissaient très peu le métabolisme, les théologiens les voyaient comme des êtres inconstants à grader sous perpétuelle surveillance. sous tutelle du père ou du mari, elles ne devenaient un tant soit peu autonomes qu'une fois veuves, autonomie alors souvent assortie d'isolation. On les soupçonne alors de vouloir se venger de leur sort. Une femme soupçonnée de sorcellerie était rarement acquittée : chacune de ses réponses confirmait l'accusation. (L'arrestation d'une sorcière, Gravure anglaise du XVIIe siècle extraite de "Les sorcières, fiancées de Satan") Crédit photographique : Explorer-archives Les connaissances insuffisantes en médecine, le caractère mystérieux des maladies laisse la porte grande ouverte pour toutes sortes de croyances, y compris la sorcellerie, rendue responsable de tous les maux. Ce n'est que vers le XVIIe siècle que des médecins parisiens commencent à mettre ces croyances en doute. Mais ces superstitions faisaient vivre bon nombre de charlatans. Certaines personnes sillonnaient les villages en prétendant pouvoir déceler les suppôts de Satan dans la communauté. Ils lançaient des vagues d'accusation, semaient la panique et quittaient l'endroit. La population exerçait alors bien souvent une justice bien plus expéditive que les tribunaux : le lynchage. Les moyens de reconnaître les sorciers étaient multiples : on pouvait lire dans les pupilles la marque du diable, ou reconnaître la marque du diable, infime partie insensible du corps, au moyen d'aiguilles. On jetait également le suspect à l'eau, lesté d'une pierre. S'il flottait, c'était un sorcier. S'il coulait, il était innocent, mais souvent noyé... On pensait également que les sorciers étaient plus légers qu'ils n'y paraissaient, ou qu'ils ne pouvaient verser de larmes. Lors de la procédure inquisitoriale, c'est le juge qui avait le rôle le plus important. L'accusé quant à lui, devait prouver son innocence. Suite à une dénonciation, même anonyme, le juge décidait s'il devait mener une enquête ou non. L'identité de l'accusateur était tenue secrète et les charges du procès reposaient sur l'accusé, déjà presque inculpé. Le juge n'avait en tête que d'extorquer les aveux de l'accusé, déjà convaincu de sa culpabilité. Coupés du monde ils ne savaient souvent même pas de quoi on les accusait. Les avocats n'étaient pas d'une grande aide, car craignant pour leur vie, il incitaient leurs clients à avouer. Si l'interrogatoire ne suffisait pas, on soumettait les accusés à la question. L'imagination en terme de torture ne semblait pas avoir de limites. A bout de forces, ils finissaient presque toujours pas avouer.
Sorcellerie ou magie ?
Les différences entre Europe du Nord et pays Méditerranéens Si en Europe du Nord et dans les régions catholiques à proximité des régions réformées, la sorcellerie était bien considérée comme un acte démoniaque, dans les pays méditerranéens, les jeteurs de sorts n'étaient pas assimilés aux hérétiques. Magiciens, astrologues, alchimistes ou devins ne furent pas inquiétés par les chasses aux sorcières. Les inquisiteurs n'étaient tout bonnement pas convaincus qu'il s'agissait bien des vrais sorciers tels que décrits dans leurs manuels. Ces pratiques, souvent issues de coutumes culturelles locales n'avaient aucun rapport avec la sorcellerie démoniaque. Elles furent assimilées aux pratiques criminelles courantes et il n'y eut pas de bûchers. La magie cérémonielle avait pour but d'obtenir des avantages immédiats (amour, richesse, santé...) aussi bien que de lire l'avenir. A cette époque cohabitaient la magie savante, basée sur des textes, pratiquée par les érudits dans le but de s'attirer les bonnes grâces des esprits, de découvrir des trésors ou de se protéger des agressions, et la magie populaire, basée sur la tradition orale. Elle était principalement pratiquées par les femmes du peuple, le plus souvent analphabètes. Leurs recettes se transmettaient de bouche à oreille, de mère en fille, et permettaient de soigner les maladies des femmes et des enfants, souvent éloignés des médecins ; mais aussi de désenvoûter ou d'éloigner le mauvais oeil. Les sorcières qui pratiquaient cette magie, tant savante que populaire, étaient accusées de jeter des sorts. en effet, si elles connaissaient les secrets de la guérison, elles devaient également connaître les secrets pour nuire... ainsi, elles étaient craintes et respectées. Il n'y eut qu'en France où toutes les croyances magiques furent assimilées à la sorcellerie démoniaque. Ces pratiques, autant populaires que savantes, furent condamnées. (La voyante, dite la somnambule, Peinture de Gustave Courbet extraite de "Les Sorcières, Fiancées de Satan") Crédit photographique : Dagli-Orti, 1er plat Le déclin de la sorcellerie
Au XVIIe siècle, si la chasse aux sorcières est encore vivace, des voix s'élèvent contre les condamnations, notamment les médecins qui proposent des explications à la sorcellerie. A travers la sorcellerie c'est surtout la place des femmes qui est mise en question. Non seulement leur corps inquiète car on en connaît mal les "mystères", mais elles portent également le poids du pécher originel, et sont considérées comme les agents du Diable. On commença à analyser les témoignages qui se révélèrent souvent contradictoires. Le premier autorisé à s'élever contre la sorcellerie fut l'allemand Friedrich Spee dans son traité "De la prudence en matière criminelle ou des procès contre les sorcières", paru en 1631. En 1657, le Pape Alexandre VII recommandait la prudence pour qualifier les crimes de sorcellerie. Cependant, si les tribunaux inquisitoriaux furent remis en question, l'existence de Satan et son influence pervertrice sur les hommes restait une réalité : personne ne niait l'existence de Satan ou des vrais sorciers qui lui étaient dévoués, mais on rangea les prétendus sorciers du côté des malades qui pouvaient être traités par la médecine. Protestants et médecins se rangèrent du côté des opposants contre les juges démonologues. Le camp des antipossessionistes se renforce dans l'opinion publique. Pour eux les femmes ne sont pas possédées mais victimes de troubles psychiques. Petit à petit, les magistrats ont cherché à dépénaliser les crimes de sorcellerie. Peu à peu, les tortures pour extorquer les aveux furent interdites, l'appel fut automatisé pour toutes les condamnations à mort. A partir de 1665, Colbert entama la réforme du code pénal, devenu obsolète. il n'&tait plus question de poursuites sur seule dénonciation de la rumeur publique. Avec la diffusion de la philosophie des lumières, la sorcellerie fut rangée du côté de la superstition, de l'ignorance populaire et de l'illusion. Pour finir, à son apogée, illustrée dans les contes et légendes populaires de la tradition orale, rendus célèbres grâce aux frères Grimm. |
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| Le Dolmen de DRAGUIGNAN (le 12/12/2004 à 23h54) |
-EN PROVENCE Le Dolmen de DRAGUIGNAN Datant de l'époque chalcolithique de Provence (1500-1000 avant J.C.) ce dolmen appelé la Pierre de la Fée est situé à 1 Km au Nord-Ouest de Draguignan. Il est constitué par trois dalles verticales de 2,20 à 2,40 mètres de haut, soutenant la table de plus de 5 mètres de longueur pour un poids de 60 tonnes. Une dalle de soutien supplémentaire existait au siècle dernier et encore en 1996. Les dalles en place sont en calcaire local. Quelques dates :
* vers 1849 : aménagement d'une écurie sous la table supérieure, elle fut démolie en 1856.
* en 1849 : l'archéologue Léon COMPAGNON effectue quelques fouilles.
* 3 Janvier 1889 : Décret de classement du dolmen comme monument historique.
* en 1937 : Des enfant découvrent des ossements et deux silex. Une fouille entreprise aussitôt amène la découverte de nouveaux ossements et de matèriel.
* en 1975 : Une charge explosive endommage partiellement le dolmen. Les Légendes : -Le poète Raymond FERAUD a fait du dolmen le lieu de rendez-vous des femmes stériles, que la fée Estérelle rendait fécondes au moyen d'un breuvage secret. -L'archéologue François PERROT a conté la belle histoire d'amour dans laquelle un jeune seigneur(un génie) tombe amoureux d'une bergère(une fée). Celle-çi d'un coup de sa baguette magique dressa cet autel de pierre au pied duquel tous deux rendirent l'âme après leur union. -Le Docteur CAVALIER écrit qu'à Fréjus vivait le comte Armand, père de Rosilde qui fut séduite par l'un des ses pages, Vilfrid. Tous deux s'enfuirent à Draguignan où ils passèrent la nuit par un orage épouvantable. Une fée, émue par la détresse du couple, d'un coup de baguette construisit le dolmen pour les abriter. |
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| La Nébuleuse de la tete de sorciere (le 29/11/2004 à 22h46) |
-Macbeth aurait peut-être dû consulter la Nébuleuse de la Tête de Sorcière. Cette nébuleuse par réflexion à la forme évocatrice est associée à la brillante étoile Rigel de la constellation d'Orion. Connue sous le nom plus officiel de IC 2118, la Nébuleuse de la Tête de Sorcière brille surtout grâce à la lumière réfléchie par Rigel, située juste en dehors du coin supérieur droit de l'image ci-dessus. La poussière fine de la nébuleuse réfléchit sa lumière. La couleur bleue provient non de la couleur bleue de Rigel, mais des grains de poussière qui réfléchissent la lumière bleue plus efficacement que la rouge. Le même processus physique est à l'origine de la couleur bleue du ciel en plein jour sur Terre, bien que le caractère dispersif de l'atmosphère de la Terre provienne des molécules d'azote et d'oxygène. La nébuleuse est située à environ 1000 années-lumière de la Terre. |
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| Histoires de sorcieres : conte traditionnel des ardennes (le 29/11/2004 à 22h13) |
-Il était une fois, il y a longtemps, très longtemps, on ne sait plus quand. C’était où ? Dans un village d’Ardennes. Marie-Joseph a 14 ans, elle est servante au château. Qu’est ce qu’elle y fait au château ? Une belle grande maison. La plus belle, la plus grande du village. C’est une bonne place. Oh, il ne faut pas croire, il y a de l’ouvrage. « Ça ne me fait pas peur. J’aime mieux ca que de travailler chez nous. Patouiller dans le fumier et courir aux culs des vaches. » Madame, c’est une patronne toujours sérieuse. Pas question de parloter avec elle. Polie hein. Elle est quand même un peu drôle. Elle vous a de ces yeux, elle vous regarde comme si elle voyait derrière vous à travers votre tête. Quand elle me parle, je ne sais jamais si elle se moque de moi. Enfin c’est peut-être comme ça dans le grand monde. Aujourd’hui Madame se lève plutôt que d’habitude. « Marie-Joseph je pars pour mes affaires à la cour de Luxembourg. J’en aurai pour toute la journée. J’ai donné congé à la cuisinière, vous serez seule dans la maison. Vous n’aurez pas peur ? » « Mon Dieu non Madame j’ai rien de ça.» « Bon, vous en profiterez pour astiquer l’argenterie. A ce soir. » Madame s’en va. Pas très loin, elle revient sur ses pas. Elle veut épier sa servante. Marie-Joseph étend les bras, tourne sur elle-même. La belle et grande maison pour elle toute seule. Elle appelait de la réserve sur la porte. « Astiquer, astiquer. Je vais lui astiquer son argenterie. Mais avant ça, je vais me faire une bonne « platée de matoufets ». une belle grosse tranche de lard entrelardée. Du gras il en faut, du maigre il en faut. Du gras pourque ça glisse bien, du maigre pour donner du goût. J’enlève la couenne. Chez nous on la mange ou on la met dans la soupe. Ici on la jette. Couper en dés, mettre dans une poêle. Sur le coin de l’étuve pourque le gras fonde tout doucement, que le maigre prenne couleur. Il ne faut pas qu’il brûle. Une telle maintenant. Dans la telle une bonne cuillerée de farine, de farine blanche. Un œuf, deux œufs, trois œufs c’est pas le moment de les plaindre. Bien mélanger. Attention ma plote. « Mais d’où il vient celui-là. ? » Un gros chat blanc est assis au milieu de la cuisine. Il regarde Marie-Joseph sans ciller, sans détourner la tête comme tout bon chat devrait faire au bout d’un moment. Marie-Joseph ouvre la porte extérieure, prend un balai : « Dehors toi, tu n’as rien à faire ici, « oust ». » Un bon coup sur les fesses pour accélérer la fuite. Marie-Joseph referme soigneusement la porte. « Ah où j’en étais. Ce chat m’a tout broullié, Ah oui, le lait. Bien mélanger, attention ma plote. Ca y est, voyons où en est notre lard. Le gras a bien fondu, le maigre est bien roussi. Mais … mais par où il est entré. » Le chat blanc est assi sur la petite fenêtre. A croire qu’il est passé au travers du carreau. Il ne sied pas. On pourrait même penser qu’il sourit. « Oh, c’est pas catholique tout ça. Tu ne paies rien pour attendre, toi. Rira bien qui rira le dernier. » Marie-Joseph empoigne la poêle et « vlan » la graisse brûlante sur le chat. Un miaulement, comme jamais chat n’en a poussé. Le chat disparaît. Peut-être par le trou de l’évier. Des hurlements, des cris affreux, des gémissements se font entendre dans la maison. « Ça vient d’en haut, ça vient de la chambre de Madame. De Madame partie à Luxembourg. Oh je ne reste pas dans cette maison ensorcellée. » Marie-Joseph s’en va à grands pas. « Jaime encore mieux patouiller dans le fumier et courir aux culs des vaches. » Madame a été affreusement brûlée. Que s’est-il passé ? On ne sait pas. On ne veut pas le savoir.

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| Histoire de sorcieres (le 29/11/2004 à 22h03) |
-Violette « Sorcière » ont dit les vieilles. « Sorcière » et elles s’y connaissaient. « Sorcière ? » - Violette la plus belle fille du village. « Sorcière » parce qu’elle était l’enfant de personne, on avait cru qu’elle deviendrait la femme du premier venu. Mais Violette hésitait. Sa tante qui avait tant fait pour elle, était morte maintenant. Elle n’avait plus de famille Violette. Alors on lui avait dit : « Marie toi avant la Saint-Jean, sinon on te met au couvent. Où peut-être même pire. Les airs de folles, les filles de rien qui font les princesses, on veut pas de ça chez nous, hein ! » « Non mais c’est pas honnête d’être aussi belle que pour prendre parti. Tu penses, tous les garçons se languissent après elle. Et les autres filles du village, elles attendent qu’elle ait choisi pendant ce temps là. » « Ecoute Violette. Les garçons du village vont te faire un cadeau. Ainsi tu pourras juger de leur gentillesse et de leur fortune. Un bon mariage, c’est ce que nous souhaitons tous », avait dit Monsieur le Curé. Mais voilà. Violette a refusé tous les colliers, les robes, les rentes et les situations. Et la Saint-Jean est arrivée. « Alors Violette, tu as choisi ? » « T’as choisi ? » « Oui, j’ai choisi » « Et c’est qui ? » « Ce sera Martin » « Hahaha, quoi Martin le bon à rien. Elle a choisi Martin. Martin rien dans la tête. rien dans les mains. Et pourquoi donc on peut savoir ? » « Eh bien hier Martin m’a donné une chemise tissée avec le fil de l’eau. » Il m’a dit : « J’ai mes cannettes sous la rivière. Viens l’essayer si tu veux. » C’est ce que j’ai fait. Eh bien cette chemise m’allait parfaitement. Il m’a offert aussi un foulard tissé avec le fil de ses pensées. « Hahaha, le fil de ses pensées. Il n’a rien dans la tête. Il doit pas être grand le foulard : » « C’est ce qu’il m’a dit. Mais il m’a aussi dit que ce rien m’allait très bien. Enfin Martin m’a promis qu’il me ferait une toile tissée avec le fil du temps. Pour faire une voile et m’emmener au bout de la vie. » Et à ces mots, Violette les a tous salués et puis elle est partie. « Ah sorcière » ont dit les vieilles, sorcières. « Vous l’avez vu. On vous l’avait bien dit. » Les pieux et vieilles du village qui ne voulaient rien pour elle. Qui en voulaient juste à Violette d’être en vie. « La belle et le simple d’esprit. Ha, joli ménage. De la graine de bûcher, vous verrez . » |
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| Histoire de sorcieres temoignage (le 29/11/2004 à 21h57) |
->> Témoignage (de Marie-Claire Desmette) Le femme au visage brûlé C’était il n’y a pas si longtemps que cela – une histoire recueillie en l’an 2002 auprès d’une jeune femme d’une trentaine d’années. Voici ce qu’elle me raconte – ses yeux brillant de convictions plantés dans les miens : Arsène, mon arrière grand-père, était mineur. Il souffrait de crises d’étouffement de plus en plus fortes. Il avait l’impression que des mains voulaient l’étrangler. Il se sentait mourir. Une voisine assiste à une crise particulièrement grave. « Il faut faire quelque chose, sinon vous allez y rester. Voilà, ce que vous allez faire. A la prochaine crise, Gustavine, vous jetez de l’eau bouillante par-dessus l’épaule de votre mari. On saura ainsi qui lui jette un sort. » Arsène et Gustavine ne croient pas à tout cela. Pourtant un jour Arsène n’en peut plus. Gustavine jette de l’eau bouillante par dessus son épaule, comme la voisine lui avait dit de le faire. Soulagement immédiat. Quelques jours après, une femme connue pour être une mauvaise langue, passe devant la maison d’Arsène. Son visage est à moitié caché par un foulard. « Qu’est-ce qui vous est arrivé ? » La femme ne veut pas répondre. Elle finit par écarter son foulard. La moitié de son visage est brûlée. Dans le temps elle aurait voulu Arsène. Mais Arsène lui a préféré Gustavine. Depuis Arsène n’a plus eu de crises d’étouffement. >> La conteuse de cette histoire, Marie-Claire Desmette, travaille activement comme conteuse et organise des festivals de conte en Belgique tels le Festival du Conte de Chiny |
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| L'HISTOIRE DES SORCIERES (le 28/11/2004 à 21h25) |
-"A son apparition, la Sorcière n'a ni père, Ni mère, ni fils, ni époux, ni famille. C'est un monstre, un aérolithe, venu d'on ne sait où. Qui oserait, grand Dieu ! en approcher ? Où est-elle ? Aux lieux impossibles, Dans la forêt des ronces, sur la lande, Où l'épine, le chardon emmêlés, ne permettent pas le passage. La nuit, sous quelque vieux dolmen. Si l'on y trouve, elle est encore isolée par l'horreur commune ; elle a autour comme un cercle de feu. Qui le croira pourtant ? C'est une femme encore. Même cette vie terrible presse et tend don ressort de femme, l'électricité féminine. (...) Tout autre sort Satan su sein brûlant de la Sorcière, vivant, armé et tout brandi. Quelque peur que l'on ait de lui, il faut avouer que, sans lui, on fût mort de monotonie." Jules Michelet, La Sorcière
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Vers le milieu du XVe siècle, en Occident, on brûle des femmes. Les sorcières sont les fiancées du diable : elles vont au Sabbat, jettent des sorts, sèment maladie et mort... Pendant deux siècles des milliers d'entre elles sont traquées, dénoncées, torturées et brûlées. Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle que les bûchers s'éteignent peu à peu. |
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| LE CHAT, COMPAGNON des sorcieres (le 28/11/2004 à 19h39) |
-Pendant des siècles, on a considéré le chat comme un animal diabolique, «démon familier » des sorcières. Il fut tant persécuté qu’au début du 15ème siècle ils avaient presque disparus.
La puissante église catholique luttait contre les rites païens. Elle entreprit une terrible campagne contre la sorcellerie. Des milliers de femmes innocentes étaient accusées de sorcellerie, torturées jusqu’à ce qu’elles confessent, puis exécutées. Les chats, proches des sorcières et considérés comme des disciples de Satan, étaient traités avec la même cruauté. De pauvres vieilles femmes qui avaient un chat de compagnie étaient noyées ou brûlées vives avec «leur démon familier ».
A la fin du 18ème siècle, la chasse aux sorcières s’acheva enfin, et les chats purent recommencer à attraper tranquillement les souris et les rats. Seuls les chats noirs suscitent encore certaines superstitions. Curieusement, en Angleterre, ils portent chances, alors que dans d’autres pays d’Europe et aux Etats-Unis, ils portent malheur. On associe toujours les chats noirs à Hallowen, et ils accompagnent encore les sorcières dans les histoires pour enfants, mais ils sont devenus des personnages
inoffensifs, voire bienveillants. |
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| Saviez vous qu'une fleur de sorciere existait ? (le 28/11/2004 à 03h00) |
-Fleur de Datura pourpre au soleil. Cette plante est une plante sacrée partout sur la planète. Multiples légendes et traditions composent son histoire. Symbole de puissance et de peur, porteuse de multiples pouvoirs oubliés, elle m'intrigue énormément depuis que je l'ai trouvée dans un petit marché de St-Raymond (Quebec). Sa beauté fut difficile à digitaliser... La voilà, exposée sur un coin de ma terrasse, découverte entre deux rayons de soleil fugaces. J'aime l'étrange luminosité qui symbolise bien son coté mystérieux, presque magique |
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